Mon code de déontologie

La déontologie du Coach 

La démarche :

Le coaching est un processus créatif de responsabilisation permettant à la personne d’apprendre à trouver par elle même de nouvelles solutions qui lui correspondent, tout en restant autonome sur ses décisions et ses choix de vie.

Le coaching est une relation privilégiée entre deux personnes, un coach et son client. La confiance entre les deux est essentielle. C’est la base de toute coopération efficace.

Le coaché choisit son coach lors d’un entretien préliminaire. A l’issue de l’entretien, si accord il y a, le coach et le coaché définiront ensemble les conditions du contrat de coopération. Selon l’objectif, la durée de la période de coaching est échelonnée sur plusieurs mois ou plusieurs semaines ; le rythme de la relation seront définis entre le coaché et son coach.

Ses modalités spécifiques se construisent au fur et à mesure, en fonction du contexte et de la réalisation de chaque étape: des moments d’échange et de régulation permettent de s’ajuster en permanence à l’évolution de la situation. Au cours d’un premier entretien, le rythme et la relation seront définis entre le coaché et son coach. Cette rencontre a pour objet la définition d’un contrat précis sur les objectifs, les méthodologies, les critères d’évaluation et les modalités de la relation.

Le coach s’implique autant que son client dans le processus d’apprentissage.

Le coach réalise 20 % du travail nécessaire au changement, alors que la personne coachée s’engage sur les 80 % restant (la porte du changement s’ouvre de l’intérieur).

Le coach est là pour poser les bonnes questions au bon moment, pour interpeller de façon pertinente sur l’approche des situations,  détecter les modes de pensées générateurs de blocages, indiquer les  directions porteuses de résultats, et proposer des exercices personnels pour le coaché.

Ainsi le coach est en mesure d’apprécier la progression de son client, au fil des exercices réalisés et des résultats obtenus.

Code de déontologie :

Compétences : la compétence du coach est assurée par sa formation dans le domaine du coaching  et  de son parcours  professionnel.

Supervision et formation continue : le coach est lui-même supervisé par un confrère senior ; il s’informe et se forme régulièrement sur les évolutions de la discipline.

Respect des personnes, le coach s’engage à :

  • S’interdire tout abus d’influence et toute référence à ses croyances et appartenances personnelles
  • S’astreindre au secret professionnel
  • A orienter son client vers un autre confrère en cas de blocage
  • Ne pas tirer avantages aussi bien financier, social ou sexuel.

Démarrage : lors d’une séance préalable,  le coach explicitera sa formation, sa pratique du coaching, sa démarche, son mode de fonctionnement, les objectifs recherchés et signera avec son client un contrat écrit qui précisera la nature du service proposé, les limites et les responsabilités de chacun, le lieu, la durée et la rémunération.

Engagement : Le coach s’engage à apporter un soutien inconditionnel à son client, à optimiser ses capacités et ses ressources, dans le respect de sa demande. Il l’aide à fixer des objectifs motivants et adaptés. Il l’accompagne dans la mise en œuvre des moyens les plus efficaces pour lui permettre d’atteindre ses objectifs. Il adapte son intervention dans le respect des étapes du développement du coaché.

Responsabilité : le coach laisse toute la responsabilité de ses décisions au Coaché.

 

La déontologie du Formateur

 

Inspiré du code de déontologie du formateur élaboré par les étudiantes et étudiants dans le cadre des cours de Philippe Meirieu au sein du Master 2 « Métiers de la Formation » de l’Université LUMIERE-­‐Lyon 2, en novembre 2012

Chapitre 1 : Le formateur doit considérer chaque apprenant comme un sujet !

Article 1 : Le formateur doit reconnaître chacun des apprenants dans sa singularité : son histoire, ses représentations, ses valeurs, ses stratégies d’apprentissage, ses acquis et ses projets.

Article 2 : Le formateur ne doit jamais enfermer quiconque dans une identité indépassable : il doit lui permettre d’explorer, de découvrir et de s’engager vers d’autres possibles.

Article 3 : Le formateur doit parier sur l’éducabilité de tous et ne jamais assigner quiconque à l’échec.

Article 4 : Le formateur doit rendre possible, identifier et valoriser les apprentissages de chacun ; à travers les tâches réalisées, il doit l’aider à repérer les objectifs atteints et les progrès effectués.

Article 5 : Le formateur doit permettre à la personne d’échapper aux relations d’emprise et de séduction par l’organisation systématique d’une réflexion méta-cognitive sur les situations d’apprentissage : il doit toujours amener l’apprenant à se demander : qu’est-­‐ce que j’ai fait ? qu’est-­‐ce que j’ai appris et comment   ?

Article 6 : Le formateur doit promouvoir l’expression de chacun et éviter toute forme d’humiliation, d’agression ou d’exclusion ; pour cela le formateur doit, en particulier, garantir à chacun le droit au tâtonnement et à l’erreur.

Article 7 : Le formateur doit, à travers tous ses comportements, lier en permanence bienveillance et exigence à l’égard de tous.

Article 8 : Le formateur doit respecter et faire respecter l’intégrité morale et physique de toute personne à chaque instant.

Chapitre 2 : Le formateur doit être le garant de la structuration du collectif apprenant !

Article 9 : Le formateur doit expliciter le cadre de la formation, ses exigences et ses objectifs pédagogiques ; il doit garantir l’accès aux informations requises pour la réussite de la formation et aux ressources nécessaires pour effectuer les apprentissages.

Article 10 : Le formateur doit présenter les modalités indispensables au bon déroulement du travail collectif, permettre leur appropriation et leur éventuelle adaptation en fonction des contraintes qui pourraient émerger.

Article 11 : Le formateur doit veiller à mettre en place les méthodes de travail permettant à chacun d’effectuer les opérations mentales requises par les apprentissages ; il doit faire en sorte que les modes de regroupement choisis servent les objectifs visés.

Article 12 : Le formateur doit  recentrer systématiquement le groupe sur l’acte d’apprendre afin que les relations interpersonnelles, les réseaux psychosociaux et les affects n’entravent pas la dynamique de formation.

Article 13 : Le formateur doit s’attacher à formuler les consignes nécessaires au bon déroulement du travail avec la plus grande clarté et précision, en vérifiant leur assimilation par tous.

Article 14 : Le formateur doit s’astreindre à respecter lui-­‐même les règles sociales qui s’appliquent aux apprenants.

 

Chapitre 3 : Le formateur doit interroger en permanence les savoirs qu’il transmet et les méthodes qu’il utilise !

Article 15 : Le formateur est responsable de la pertinence des savoirs transmis. A ce titre, il s’assure de la validité des contenus et garantit ainsi la qualité de la formation dispensée.

Article 16 : Le formateur doit s’inscrire lui-­‐même dans une dynamique permanente de formation :  veille professionnelle, actualisation de ses connaissances, maintien et développement de ses compétences. Pour cela, le formateur doit régulièrement suivre une formation de formateurs, s’impliquer dans un réseau d’échanges de pratiques et participer à des manifestations scientifiques correspondantes aux savoirs qu’il transmet et aux méthodes qu’il utilise.

Article 17 : Le formateur doit être conscient des limites de ses propres savoirs et les reconnaître face aux apprenants. Il doit rechercher les informations dont il ne dispose pas et être capable de renvoyer l’apprenant à d’autres sources de savoir que lui-­‐même.

Article 18 : Le formateur doit faire preuve d’impartialité dans la transmission des savoirs, dans l’animation des groupes et dans les évaluations qu’il effectue. Il doit s’interdire toute forme de propagande et présenter, sur les questions problématiques, les différentes options de la manière la plus exhaustive possible.

Article 19 : Le formateur doit rechercher et élaborer les méthodes pédagogiques les plus adaptées afin de permettre aux apprenants de comprendre et d’assimiler les savoirs transmis.

Article 20 : Le formateur doit construire des évaluations qui permettent à l’apprenant de se situer dans ses apprentissages et de progresser en identifiant ce qu’il a appris, le chemin parcouru et ce qu’il lui reste à apprendre

Article 21 : Le formateur doit expliciter et respecter son positionnement institutionnel ; il doit confronter les acquisitions des apprenants au cahier des charges fixé par l’institution pour laquelle il intervient.

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